Arggg ! Mon blog se meure ! Vite, je vous résume mon mois de septembre avant d’oublier les détails croustillants…
Chapitre précédent : je déguste du chocolat aux noisettes à Bariloche, il pleut et il fait froid.
Lundi 29 août
Nous voilà de retour à Buenos Aires. Sarah et Mathilde prennent leur avion pour Paris où une nouvelle année de médecine les attend, et nous nous installons dans notre nouvel appartement, calle Defensa. Une sorte de loft en deux parties : un salon avec mezzanine, puis une chambre que surplombe une autre chambre elle aussi en mezzanine. Le tout en bois et parquet, avec un baignoire très grande qui peut faire office de piscine, et… une terrasse pour prendre des bains de soleil tout en dominant le quartier ! Et surtout, nous sommes à San Telmo, le quartier du tango, des antiquités et des scènes populaires ; mon quartier préféré de Buenos Aires… Nous prenons donc possession de notre appartement toutes les deux, et attendons avec impatience l’arrivée de Marine, la grande amie de Julia.
Mercredi 7 septembre
JOYEUX ANNIVERSAIRE JULIETA !!! Oui, aujourd’hui Julia fête ses 21 ans et son cadeau, c’est Marine qui est arrivée la veille ! Au programme : apéritif et séance cadeaux à la maison, puis restaurant sur Puerto Madero, le quartier chic de Buenos Aires, où se trouve aussi ma fac. Ce soir nous irons à
Samedi 10 septembre
Ah, ce soir, c’est pendaison de crémaillère chez nous ! On a invité tous les gens sympas qu’on a rencontré depuis qu’on est là, Français, Argentins et autres. Petit détour pas le supermarché tenu par une famille de Chinois (ici il y a une grosse communauté chinoise qui, pour une grande partie, tient des supermarchés d’appoint) et choix des boissons pour nos convives. Nous sommes en Argentine, donc nous boirons du vin argentin, et aussi de la bière argentine,
Samedi 17 septembre
Ouh là là, c’est dur de se lever à 6h du matin, d’autant plus que je n’ai pas très bien dormi tellement j’étais excitée et impatiente. Je prends un taxi, direction l’aéroport, où j’attends le vol AF416 (en retard d’ailleurs) en provenance de Paris. Ah ça y est, je vois mon Simon ! Un peu intimidée, je profite de ce moment de retrouvaille après trois mois de séparation dans le taxi qui nous ramène vers Bs As. Les filles sont parties voir les chutes d’Iguazu ; on se retrouve donc tous les deux pour un petit week-end en amoureux…
Mardi 20 septembre
Marine et Julia sont rentrées, et Simon a très envie d’aller se promener quelque part en Argentine, Rashmi aussi. Ok. Mais on va où ? Combien de temps ? J’ai plus d’argent. Vous venez avec nous si on va là ? Ah c’est dur de choisir et de mettre tout le monde d’accord, j’en ai marre, je ne veux plus partir, voilà.
En attendant de se décider, on profite d’une soirée libre pour aller voir un spectacle de danse contemporaine; Marine connaît l’un des organisateurs qui nous offre gracieusement nos entrées. Une sale carrée, au milieu de la pièce la scène, et tout autour, debout, le public. Il y a du monde, si bien que lorsque les danseurs descendent dans le public chercher des partenaires je sais que j’ai une probabilité très faible d’être choisie. Si ce n’est que j’ai oublié de prendre en compte le fait que j’avais un manteau rouge, qui est ma foi fort bien assorti aux roses utilisées pendant le spectacle, et qu’en plus le rouge c’est voyant. Et donc quand je sens qu’un regard me fixe, que je me retourne et qu’il s’agit d’un des trois danseurs, je sais que je n’ai d’autre choix que de le suivre sur scène pour échanger quelques pas de danse!
Mercredi 21 septembre
Finalement c’est Salta, dans le nord ouest, qui remporte la bataille. Et hop c’est parti pour 20 heures de bus. Mais avant de partir, je fais un détour et m’arrête chez le fleuriste, car aujourd’hui, c’est la fête du printemps ! Et je veux ab-so-lu-ment une fleur pour célébrer le retour des beaux jours et des chants d’oiseau ; et comme on n’est jamais mieux servi que par soi même, je courre me chercher une fleur avant le départ du bus. J’en choisi une, une seule, orange, élégante, fragile… Le fleuriste l’attrape, me l’offre et, avec un sourire lumineux, me dit « ¡Feliz primavera ! », et me voilà de bonne humeur pour commencer ce voyage…
Vendredi 23 septembre
Nous voici à Salta, prêts à partir dans le sud pendant deux jours. On monte dans la camionnette rouge de Pablo, notre guide, et on prend la route de Cafayate. Très vite la petite ville de Salta s’efface et nous traversons des plaines verdoyantes ; puis les cailloux viennent remplacer les plantes, et nous entrons dans une région plus accidentée.
Nous roulons toute la matinée et nous arrêtons dans le charmant petit village de Cachi : maisonnettes d’un blanc éblouissant sous le soleil de midi, enseignes en bois de cactus, silence des heures chaudes… Une halte reposante aux portes du désert. Si ce n’est qu’un gros chien s’est énamouré de Simon et moi et nous suit partout, jusque dans les petites échoppes dans lesquelles nous nous réfugions pour tenter de nous débarrasser de cet inconnu ! Rien n’y fait : notre nouvel ami nous attend à la porte quand il n’a pas pu rentrer, et nous finissons par l’accepter comme escorte. Au détour d’une rue, un des cousins du fameux lama prend un bain de soleil tout en ruminant quelque herbe locale ; il nous observe de son regard hautain tandis que nous nous approchons de lui. Mais Monsieur n’est que peu disposé à se laisser embêter et nous le fait bien comprendre : il se met face à nous, rumine quelque chose dans sa barbe, gonfle ses joues et…crache sur Simon ! Et comme Simon lui répond, il le charge et s’élance vers lui brutalement (heureusement corde autour du coup il a !). Bon ça suffit les animaux, un café et on repart.
Plus tard, Pablo nous arrête au beau milieu d’une large plaine que peuplent de grands cactus. Séance photo, puis brève sieste à l’ombre de ces curieuses plantes. Brève parce que deux vans s’arrêtent juste derrière notre voiture et libèrent un groupe de touristes bruyants qui envahit notre champ de cactus ! Vite vite on s’en va…
Puis ce sera un désert de roches sableuses rouge orangé qui, sculptées par le vent, figurent des arches, des visages, des formes imaginaires. Des cactus d’un vert tendre et vif dressent leurs épines sur ce sol rougeoyant. Le vent s’engouffre dans ces couloirs et siffle, les roches se répondent, et moi je suis toute petite au milieu de tout ça ; je m’allonge sur le sable chaud et me laisse bercer par les bruits du désert.
Arrivée à Cafayate, je meure de faim. Nous allons au restaurant, et commence un long débat : Rashmi, hindoue, et Pablo, argentin ; le débat : les vaches ! Une seule chose les met d’accord : les vaches, ils les aiment : Rashmi en photo, et Pablo, dans son assiette !
Lundi 26 septembre
Nous retrouvons la capitale, son bruit, son rythme accéléré. Et moi j’ai cours demain, en plus je dois faire deux exposés, en espagnol s’il vous plait, et je n’en ai vraiment pas envie ! Dur dur le retour…
Mercredi 28 septembre
Petite promenade au cimetière de Recoleta avec Simon, cimetière où est enterrée Evita. Caveaux familiaux tous plus ornés les uns que les autres, surmontés de sculptures d’ange et d’arabesques ; Il fait très beau, et j’ai beaucoup de plaisir à me promener dans ce cimetière… En sortant on goûte les glaces Freddo, les plus célèbres de la ville ; mon sorbet au melon vert est vraiment réussi. Puis on passe devant de jolies boutiques, et là Simon se croit dans Pretty Woman et dévalise les magasins ! Deux jeans, une paire de chaussure (il en avait acheté une autre la veille), une casquette en cuir, un pull (que je lui offre) ; je ne l’ai jamais vu comme çà !
Le mercredi, c’est le jour du cours de tango au Torquatto Tasso avec Viviana et Facundo, nos professeurs. Marine en est à son deuxième cours et se débrouille très bien. Pour Simon, c’est la première fois, et je suis épatée, il s’en sort vraiment très bien. Depuis le temps que je rêve de danser avec lui… Il n’aurait pas pu s’y mettre plus tôt, non mais franchement…
Après le cours, des gens arrivent doucement et s’installent pour écouter le concert qui donné ici même. C’est autour d’un délicieux bife de chorizo que l’on écoute, à la lumière des bougies, deux chanteurs de tango accompagnés d’une guitare et d’un piano. C’est la dernière soirée de Marine, elle repart pour Paris demain.
Vendredi 30 septembre
Simon s’en va ce soir. On profite une dernière fois de Buenos Aires et de son soleil en se mettant à bronzer sur la terrasse. Le temps passe très vite, une dernière salade sur la plaza Dorrego, et le taxi est là, nous amenant vers l’aéroport.
Simon disparaît derrière la vitre opaque de l’embarquement. C’est fini… Le mois de septembre s’achève, et avec lui mon histoire avec Simon.
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