Vendredi 28 octobre 2005 5 28 /10 /Oct /2005 00:00

Arggg ! Mon blog se meure ! Vite, je vous résume mon mois de septembre avant d’oublier les détails croustillants…

 

 

Chapitre précédent : je déguste du chocolat aux noisettes à Bariloche, il pleut et il fait froid.

 

 

Lundi 29 août

 

 

Nous voilà de retour à Buenos Aires. Sarah et Mathilde prennent leur avion pour Paris où une nouvelle année de médecine les attend, et nous nous installons dans notre nouvel appartement, calle Defensa. Une sorte de loft en deux parties : un salon avec mezzanine, puis une chambre que surplombe une autre chambre elle aussi en mezzanine. Le tout en bois et parquet, avec un baignoire très grande qui peut faire office de piscine, et… une terrasse pour prendre des bains de soleil tout en dominant le quartier ! Et surtout, nous sommes à San Telmo, le quartier du tango, des antiquités et des scènes populaires ; mon quartier préféré de Buenos Aires… Nous prenons donc possession de notre appartement toutes les deux, et attendons avec impatience l’arrivée de Marine, la grande amie de Julia.

 

 

 

Mercredi 7 septembre

 

 

JOYEUX ANNIVERSAIRE JULIETA !!! Oui, aujourd’hui Julia fête ses 21 ans et son cadeau, c’est Marine qui est arrivée la veille ! Au programme : apéritif et séance cadeaux à la maison, puis restaurant sur Puerto Madero, le quartier chic de Buenos Aires, où se trouve aussi ma fac. Ce soir nous irons à La Caballeriza , et dehors en terrasse s’il vous plait. Petite soirée bien agréable entre filles…

 

 

 

Samedi 10 septembre

 

 

Ah, ce soir, c’est pendaison de crémaillère chez nous ! On a invité tous les gens sympas qu’on a rencontré depuis qu’on est là, Français, Argentins et autres. Petit détour pas le supermarché tenu par une famille de Chinois (ici il y a une grosse communauté chinoise qui, pour une grande partie, tient des supermarchés d’appoint) et choix des boissons pour nos convives. Nous sommes en Argentine, donc nous boirons du vin argentin, et aussi de la bière argentine, la Quilmes (c’est la plus connue ; la meilleure ? Je ne saurais pas vous dire, parce que j’aime pô la bière). Nous avons dit « à partir de 10h », mais on pense que ça commencera vraiment vers minuit. Minit pointe, et nous ne sommes qu’une petite dizaine ; pourquoi ils ne viennent pas les gens ? Deux heures du matin, l’interphone sonne : un groupe arrive, on ne connaît pas tout le monde, mais comme ils ont l’air sympa ça ne nous pose pas de problème. Puis, dring de nouveau, un autre groupe ; cette fois ci c’est parti, il ne fallait pas attendre les gens si tôt, on est en Argentine pardi ! Musique, fumée, verres renversés… 6h du matin : plus la moindre goûte de vin, c’et le signal du départ pour beaucoup. Fatiguée, fatiguée… Arg, notre bel appartement !!! Il sent la cigarette, d’ailleurs il y a des mégots qui jonchent le sol collant (à cause des verres renversés), et il y a des verres en plastique partout. Maniaque à mes heures (et là je trouve que 6h du matin est une bonne heure pour être maniaque), je commence à ranger. Ouf, c’est mieux, je vais me coucher…

 

 

 

Samedi 17 septembre

 

 

Ouh là là, c’est dur de se lever à 6h du matin, d’autant plus que je n’ai pas très bien dormi tellement j’étais excitée et impatiente. Je prends un taxi, direction l’aéroport, où j’attends le vol AF416 (en retard d’ailleurs) en provenance de Paris. Ah ça y est, je vois mon Simon ! Un peu intimidée, je profite de ce moment de retrouvaille après trois mois de séparation dans le taxi qui nous ramène vers Bs As. Les filles sont parties voir les chutes d’Iguazu ; on se retrouve donc tous les deux pour un petit week-end en amoureux…

 

 

 

Mardi 20 septembre

 

 

Marine et Julia sont rentrées, et Simon a très envie d’aller se promener quelque part en Argentine, Rashmi aussi. Ok. Mais on va où ? Combien de temps ? J’ai plus d’argent. Vous venez avec nous si on va là ? Ah c’est dur de choisir et de mettre tout le monde d’accord, j’en ai marre, je ne veux plus partir, voilà.

 

En attendant de se décider, on profite d’une soirée libre pour aller voir un spectacle de danse contemporaine; Marine connaît l’un des organisateurs qui nous offre gracieusement nos entrées. Une sale carrée, au milieu de la pièce la scène, et tout autour, debout, le public. Il y a du monde, si bien que lorsque les danseurs descendent dans le public chercher des partenaires je sais que j’ai une probabilité très faible d’être choisie. Si ce n’est que j’ai oublié de prendre en compte le fait que j’avais un manteau rouge, qui est ma foi fort bien assorti aux roses utilisées pendant le spectacle, et qu’en plus le rouge c’est voyant. Et donc quand je sens qu’un regard me fixe, que je me retourne et qu’il s’agit d’un des trois danseurs, je sais que je n’ai d’autre choix que de le suivre sur scène pour échanger quelques pas de danse!

 

 

 

Mercredi 21 septembre

 

 

Finalement c’est Salta, dans le nord ouest, qui remporte la bataille. Et hop c’est parti pour 20 heures de bus. Mais avant de partir, je fais un détour et m’arrête chez le fleuriste, car aujourd’hui, c’est la fête du printemps ! Et je veux ab-so-lu-ment une fleur pour célébrer le retour des beaux jours et des chants d’oiseau ; et comme on  n’est jamais mieux servi que par soi même, je courre me chercher une fleur avant le départ du bus. J’en choisi une, une seule, orange, élégante, fragile… Le fleuriste l’attrape, me l’offre et, avec un sourire lumineux, me dit « ¡Feliz primavera ! », et me voilà de bonne humeur pour commencer ce voyage…

 

 

 

Vendredi 23 septembre

 

 

Nous voici à Salta, prêts à partir dans le sud  pendant deux jours. On monte dans la camionnette rouge de Pablo, notre guide, et on prend la route de Cafayate. Très vite la petite ville de Salta s’efface et nous traversons des plaines verdoyantes ; puis les cailloux viennent remplacer les plantes, et nous entrons dans une région plus accidentée.

 

Nous roulons toute la matinée et nous arrêtons dans le charmant petit village de Cachi : maisonnettes d’un blanc éblouissant sous le soleil de midi, enseignes en bois de cactus, silence des heures chaudes… Une halte reposante aux portes du désert. Si ce n’est qu’un gros chien s’est énamouré de Simon et moi et nous suit partout, jusque dans les petites échoppes dans lesquelles nous nous réfugions pour tenter de nous débarrasser de cet inconnu ! Rien n’y fait : notre nouvel ami nous attend à la porte quand il n’a pas pu rentrer, et nous finissons par l’accepter comme escorte. Au détour d’une rue, un des cousins du fameux lama prend un bain de soleil tout en ruminant quelque herbe locale ; il nous observe de son regard hautain tandis que nous nous approchons de lui. Mais Monsieur n’est que peu disposé à se laisser embêter et nous le fait bien comprendre : il se met face à nous, rumine quelque chose dans sa barbe, gonfle ses joues et…crache sur Simon ! Et comme Simon lui répond, il le charge et s’élance vers lui brutalement (heureusement corde autour du coup il a !). Bon ça suffit les animaux, un café et on repart.

 

Plus tard, Pablo nous arrête au beau milieu d’une large plaine que peuplent de grands cactus. Séance photo, puis brève sieste à l’ombre de ces curieuses plantes. Brève parce que deux  vans s’arrêtent juste derrière notre voiture et libèrent un groupe de touristes bruyants qui envahit notre champ de cactus ! Vite vite on s’en va…

 

Puis ce sera un désert de roches sableuses rouge orangé qui, sculptées par le vent, figurent des arches, des visages, des formes imaginaires. Des cactus d’un vert tendre et vif dressent leurs épines sur ce sol rougeoyant. Le vent s’engouffre dans ces couloirs et siffle, les roches se répondent, et moi je suis toute petite au milieu de tout ça ; je m’allonge sur le sable chaud et me laisse bercer par les bruits du désert.

 

Arrivée à Cafayate, je meure de faim. Nous allons au restaurant, et commence un long débat : Rashmi, hindoue, et Pablo, argentin ; le débat : les vaches ! Une seule chose les met d’accord : les vaches, ils les aiment : Rashmi en photo, et Pablo, dans son assiette !

 

 

 

Lundi 26 septembre

 

 

Nous retrouvons la capitale, son bruit, son rythme accéléré. Et moi j’ai cours demain, en plus je dois faire deux exposés, en espagnol s’il vous plait, et je n’en ai vraiment pas envie ! Dur dur le retour…

 

 

Mercredi 28 septembre

 

 

Petite promenade au cimetière de Recoleta avec Simon, cimetière où est enterrée Evita. Caveaux familiaux tous plus ornés les uns que les autres, surmontés de sculptures d’ange et d’arabesques ; Il fait très beau, et j’ai beaucoup de plaisir à me promener dans ce cimetière… En sortant on goûte les glaces Freddo, les plus célèbres de la ville ; mon sorbet au melon vert est vraiment réussi. Puis on passe devant de jolies boutiques, et là Simon se croit dans Pretty Woman et dévalise les magasins ! Deux jeans, une paire de chaussure (il en avait acheté une autre la veille), une casquette en cuir, un pull (que je lui offre) ; je ne l’ai jamais vu comme çà !

 

Le mercredi, c’est le jour du cours de tango au Torquatto Tasso avec Viviana et Facundo, nos professeurs. Marine en est à son deuxième cours et se débrouille très bien. Pour Simon, c’est la première fois, et je suis épatée, il s’en sort vraiment très bien. Depuis le temps que je rêve de danser avec lui… Il n’aurait pas pu s’y mettre plus tôt, non mais franchement…

 

Après le cours, des gens arrivent doucement et s’installent pour écouter le concert qui donné ici même. C’est autour d’un délicieux bife de chorizo que l’on écoute, à la lumière des bougies, deux chanteurs de tango accompagnés d’une guitare et d’un piano. C’est la dernière soirée de Marine, elle repart pour Paris demain.

 

 

 

Vendredi 30 septembre

 

 

Simon s’en va ce soir. On profite une dernière fois de Buenos Aires et de son soleil en se mettant à bronzer sur la terrasse. Le temps passe très vite, une dernière salade sur la plaza Dorrego, et le taxi est là, nous amenant vers l’aéroport.

 

 Simon disparaît derrière la vitre opaque de l’embarquement. C’est fini… Le mois de septembre s’achève, et avec lui mon histoire avec Simon.

 

 

 

 

 

Par maud - Publié dans : milonguita
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Dimanche 4 septembre 2005 7 04 /09 /Sep /2005 00:00

Nous voilà de retour à Bs As après une semaine à Bariloche! Pour vous situer, c’est une petite ville au nord ouest de Bs As, aux pieds des Andes… et c’est là qu’a été découverte la recette du chocolat ! Bon allez, je vous raconte…

 

 

 

Vendredi 19 août

 

 

13h, Julia et moi embarquons dans un bus « cama » (avec des sièges inclinables plus confortables que sur Air France !) pour 20h de bus… Petit sandwich à grignoter distribué, et hop le bus part à l’heure. C’est la première fois que je quitte la capitale pour aller découvrir les grandes étendues argentines, je suis toute excitée. Le bus quitte la gare et s’enfonce très vite dans des quartiers très modestes ; c’est incroyable, je suis à Bs As depuis presque un mois et j’ai réussi à n’y voir que ce que j’avais envie d’y voir… Puis la ville s’efface pour laisser place à un paysage à l’horizontale ; pas de colline, pas d’immeuble, une route toute droite, et des maisons basses éparpillées le long de cette artère, quelques magasins, une végétation peu luxuriante… Je me blottis dans mon siège et me laisse prendre au piège du film projeté dans le bus. Dans un but purement éducatif, bien sur, puisque les films sont en anglais sous-titrés en espagnol ! 22h le bus s’arrête et nous laisse 40 minutes pour déjeuner et nous dégourdir les pattes. Il fait nuit, et je sais qu’on rate des paysages magnifiques de pampa à perte de vue… Alors je regarde un autre film.

 

 

 

Samedi 20 août

 

 

Arrivée à 9h en gare de Bariloche ; on saute dans un taxi qui file le long d’un lac splendide vers la petite ville, pour nous déposer au Condor Andino, un petit hôtel très familial et chaleureux. Il pleut, mais nous décidons d’aller organiser notre petite semaine en faisant un tour des agences de voyage. Et là c’est le casse–tête qui commence : on n’a ni assez d’argent ni assez de temps pour faire tout ce qu’on a envie de faire, on gribouille des plannings, on les effaces, on se maudit de ne pas être des milliardaires, on déchire tout et on recommence… En fait on est juste très fatigué par notre voyage en bus, alors on réserve un « curanto » pour le lendemain et direction le lit.

 

 

 

Dimanche 21 août

 

 

Il pleut. Et il fait froid. On prend un « colectivo » (bus) qui nous amène à Colonia Suiza, qui est, comme son nom l’indique, un village d’immigration suisse. On longe un lac que je suppose magnifique parce que les vitres sont tellement cracra qu’on ne voit rien ! On ne peut même pas lire les panneaux au bord de la route, et ça n’est pas très pratique pour savoir quand il faut descendre ! Finalement c’est un monsieur qui crie « Los que quieren comer un curanto, por acá por favor ! », et je me sens touriste comme je déteste ; mais bon… On s’approche d’une grande maison qui ressemble…à un chalet suisse (ou du moins à ce que j’imagine être un chalet suisse). Et le monsieur (suisse?) nous montre un tas de terre fumant (oui ça fait un peu apocalyptique) et nous explique que c’est ça qu’on va manger… Rien de mieux pour aiguiser ma curiosité (et mon appétit mais ça c’est pas difficile). Et comme il faut attendre, on décide d’aller à la feria, le petit marché local où les petits artisans des environs viennent vendre leurs produits : confitures, chaussettes tricotées main, chocolat, petits souvenirs divers. Mais comme il pleuvait toujours on rentre voir où en est notre curanto, et on attend que le chef se décide à nous révéler son secret. Tout d’un coup, il prend une pelle, enlève un gros tas de terre pour laisser apparaître un tapis de feuilles et branchages ; dessous, un tissu, et encore dessous, tout un assortiment de viandes, carottes, potiron, oignons… Un délice ! Le repas dure plus de deux heures, puis on reprend un bus pour Bariloche. Et le soir en me couchant, j’ai découvert des piqûres d’insecte sur mon bras, puis sur ma jambe, mon épaule, dans le cou… Au total 63 piqûres sur tout le corps ! Sans doute un troupeau d’araignées… ou bien une allergie au curanto ? En tout cas une semaine plus tard, elles sont toujours là !

 

 

 

Lundi 22 août

 

 

Il pleut. Et il fait froid. Aujourd’hui c’est excursion dans le parc national, sur la isla Victoria et le bosque de Arrayanes (une forêt d’arbres rares). En fait, c’est très dur de raconter des paysages, alors je vous montrerai des photos et je vous dis juste que c’était très beau !

 

 

 

Mardi 23 août

 

 

Il fait enfin beau ! Mais on n’en profite pas vraiment parce qu’on a rdv avec Sarah et Mathilde qui étaient parties en vadrouille à Ushuaia. On fait donc une grasse matinée, et, après avoir retrouvé nos copines, on part grimper le Cerro campañero, pour avoir une vue imprenable sur le lacs, les îles qui le parsèment et les Andes enneigées ; là encore je vous montrerai des photos !

 

 

 

Mercredi 24 août

 

 

Une journée ski ! La veille on a loué des vêtements de ski, et maintenant qu’on a toutes les mêmes pantalons, vestes, gants et chaussures, on se dit qu’on va avoir du mal à se repérer sur les pistes ! On prend donc le bus pour Cerro Catedral, LA station de ski de Bariloche, et je loue un snowboard. Et tout d’un coup je me demande si je suis en Argentine ou à Grenoble : mêmes remontées (quoiqu’un peu plus lentes), même signalétique, mêmes chocolats chauds en haut des pistes… Mais en arrivant en haut, on est émerveillé par la beauté des paysages ! Une journée magnifique, on skie jusqu’à la fermeture et on rentre se faire une fondue à l’emmental (et oui ici ils ne connaissent pas le reblochon !) et une bonne nuit.

 

 

 

Jeudi 25 août

 

 

Il re-pleut. Excursion en bateau à Puerto Blest. Je ne vous raconterai rien de cette journée, parce qu’on a payé cher ce trajet sur un lac sous la pluie, qu’on ne pouvait pas sortir sur le pont tellement il faisait froid, qu’avec la condensation sur les vitres on ne voyait rien de l’intérieur, qu’on est rentré gelé et trempé de la tête aux pieds ! Raté… mais c’est pas grave !

 

 

 

Vendredi 26 août

 

 

Il pleut toujours. Mais comme c’est notre dernier jour on décide d’aller faire une ballade à cheval dans la pampa. On est accueilli très chaleureusement dans une petite estancia, et comme il pleut des cordes, les gens nous prêtent deux barbours, un poncho et un chapeau… On ressemble presque à de vrais dresseurs de chevaux sauvages. Une ballade magnifique sous la pluie, au milieu de champs d’herbes sauvages, et tout d’un coup on aperçoit deux cerfs qui s’immobilisent un instant pour disparaître dans les buissons. De retour à l’estancia, on se réchauffe autour de la cheminée tout en grignotant des merveilles maison. Puis on rentre à l’hôtel pour faire nos sacs, car nous repartons le lendemain. On veut se garder la matinée pour faire la tournée des chocolateries de la ville, et au moment où je vous écris je savoure de délicieuses noisettes enrobées de chocolat hummmmm….

 

 

Gros bisous à tous !

 

Par maud - Publié dans : milonguita
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Mardi 16 août 2005 2 16 /08 /Août /2005 00:00

Ah la la que d'aventures depuis que je vous ai laisses... Donc reprenons calmement.

Tout d'abord, changement d'aventurieres... Jeanne est partie la semaine derniere, la pauvre elle rentrait en France pour...partir en vacances au Portugal! Il y en a qui savent profiter de leurs vacances... On ne lui en tient pas rigueur parce qu'elle etait tres triste de partir et nous aussi, on a perdu notre copine rigolote toujours souriante et enthousiaste... Mais pour nous consoler, nous avons accueilli Sarah (une tres bonne amie de Julia et Jeanne) et sa copine Mathilde, et hop revoila une bande de copines reconstituee! Mais la elles sont parties se promener a Ushuaia (eh oui ca fait rever) et on les retrouve vendredi a Bariloche, c'est a dire dans les montagnes, sous la neige... Et oui, on va aller faire du snow dans les Andes! Petite escapade de 10 jours...

Mais bon, ca c'est pour plus tard...

Donc cette semaine Julia et moi nous sommes retrouvees toutes les deux et sans maison. Sans maison parce qu'on a quitte notre appartement de secours ( il faut dire que la dueña n'etait vraiment pas sympa et qu'on voulait partir de la sans tarder) et que notre nouvel appartement n'est libre qu'a partir du 27 aout. Donc en attendant systeme D... Le premier soir, on a envahi Rachmi et son petit studio et on a dormi a trois dans un lit double!  Le guide du routard vous deconseille la combine, a moins de vouloir passer la journee suivante completement dans les choux (une petite pensee pour Julia qui a dormi au milieu, ou plutot qui n'a pas dormi au milieu)... On a donc decide de passer a la categorie d'hotel superieure: direction l'appart des garcons-qui-sont-dans-la-meme-ecole-que-Julia. La se fut le canape lit (il faut mettre une pile de Elle sous le sommier pour que le lit soit a peu pres horizontal) dans le salon, sachant que les garcons se levent tres tard, et donc se couchent tres tard, et regardent la TV dans le salon etc etc... On a donc pu occupe notre lit a une heure avancee de la nuit, mais on a dormi, plutot bien.

Vendredi 12

Je sors de mon cours de milonga con traspié, une variante beaucoup plus rythmee et populaire du tango classique, car nous sommes invitees avec Rachmi et Julia a aller diner chez Martin et Leo (toujours ceux du pick-up), qui ont fait la cuisine, pour parler du week end suivant. On a super bien mange, bu du tres bon vin, bien ri, bien danse! Et bien sur Julia a dit que j'etais la meilleure cuisiniere de France et du coup la prochaine fois c'est moi qui cuisine... Donc previsions pour le week end: deux jours a San Pedro, une petite ville a 2h et demi de Bs As, car le 15 aout est ferie ici aussi, non pas pour la vierge mais parce que c'est la fete de San Martín.

Dimanche 14

14h, nous voila partis, Charli conduit "la camioneta" assiste de Martin, et Leo, Rachmi, Julia et moi nous entassons dans la benne une fois de plus... C'est marrant, on est a l'air libre, on regarde le paysage a l'envers... on arrive au camping, car oui nous allons faire du camping pendant le mois le plus froid de l'hiver et on monte la tente. Pour rachmi la Mauricienne c'est la premiere fois qu'elle ne campe pas sur la plage. Comme il fait un peu froid on decide de prendre un apperitif pour se rechauffer, mais le vin argentin ne suffit pas, on part se refugier dans un resto pour savourer une parilla (grillade)... Autour de notre table cosmopolite commence alors un debat politique sur la situation de l'Argentine, son potentiel, ses hommes politiques et ses peurs. C'est incroyable a quel point les Argentins peuvent etre pessimistes et abattus... Je n'ai pas vecu les retournements politiques et economiques de leur pays, mais je refuse de penser que ce pays est un perdant et le sera toujours, qu'il n'y a rien a faire... Avec le vin on s'enflamme tous, ca part dans tous les sens, ca fait des grands gestes pour appuyer ses arguments... La cuenta arrive et l'excitation retombe, on retourne a notre camping...Brrrrr fait pas chaud ici... On se met tous les six dans la tente et on commence a chanter en espagnol et en francais (on leur a appris "ah les crocrocro les crocrocro les crocodiles"!), on grognote, on papote... Rachmi s'endort... On vire les garcons de la tente, ils partent dormir a l'arriere du pick up... Hop tout habillees dans les sacs de couchage et extinction des feux. Mais la HORREUR il fait froid! Je me tourne et me retourne, colle mes mains l'une contre l'autre pour me rechauffer, rajoute une paire de chaussettes, enfile un 4eme pull... Rien a faire il est 5h du matin je ne dors pas et j'ai FROID!!!! Je vois Julia qui tremblotte, elle ne dort pas non plus; Rachmi non plus... Alors on enfile les derniers pulls et bonnets qui nous restent, et la une petite seance photo s'impose. Trois boules de vetements avec trois sourires au milieu, fou rire de nerf, de fatigue, de froid! On s'est endormi le matin, quand le soleil a commence a rechauffer notre tente... Mais les garcons nous ont reveillees...

Lundi 15

On va se promener dans cette adorable petite ville... Pas de touriste etranger, juste des familles argentines venues passer leur week end de trois jours ici. Petite promenade le long du rio Parana, degustation d'ensaimada (tarte au dulce de leche), la specialite du village, petit restaurant... je suis fatiguee, je m'endors sur la table du restaurant entre le dessert et la cuenta... Retour au camping, on traine un peu, on defait la tente et a 18h on repart pour BsAs. Sur l'autoroute il fait froid, on essaie de dormir dans la benne, il y a du vent, j'ai envie de faire pipi et on ne peut pas s'arreter, il se met a pleuvoir, j'en ai MARRE... On arrive enfin a Buenos Aires, on rentre chez les garcons, une douche, un resto... Je pensais m'effondrer de sommeil, mais la on allume la tele et Julia me dit "Ah trop bien c'est avec Brad Pitt!" Et hop c'est parti... Et comme ici il y a une sequence de pub de 10 min toutes les 20 min de film, le film se termine a 3h du mat! Dur dur le reveil ce matin, j'avais cours a 8h30! Et la mes yeux piquent alors je vous laisse...

Par maud - Publié dans : milonguita
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Mardi 2 août 2005 2 02 /08 /Août /2005 00:00

Une semaine que je suis à Buenos Aires. Et l’impression d’y être depuis tellement longtemps…

 

Lundi a commencé ma semaine d’orientation à la Universidad Católica Argentina ; on est une centaine d’extranjeros a venir pour 6 ou 12 mois. Mexicains, Colombiens, Anglais, Italiens, Allemands, Americains… ça ressemble un peu au BIB. En tout cas l’accueil est super bien organisé : des petits déjeunés buffet tous les matins, des badges avec nos noms et nos pays et plein de documentation (un plan des bus qui me sert 3 fois par jour), une visite de BA, un asado (grillade) préparé par les étudiants… En plus la fac est super bien placée, sur les anciens docks du Rio de la Plata, à 10 minutes de marche de chez moi. Jeudi j’ai du choisir mes cours ; j’ai pris 4 matières (c’est la moyenne) : administración, emprendimientos de nuevos negocios, administración de PYMES et economía para la toma de decisión. Cela me fait 17h de cours par semaine, que j’ai réussi à cumuler du lundi au mercredi ! Ce qui me laisse 4 jours pour travailler, aller danser le tango, voyager ou tout simplement PRO-FI-TER !

 

 

 

On a aussi trouvé un nouvel appartement parce que Jeanne rentre en France et que Rachmi s’est trouvé un studio ; c’est un dupleix très lumineux, avec une petite terrasse, sols et escaliers en bois, et qui donne sur la calle Defensa et la très célèbre plaza Dorrego, en plein cœur de San Telmo, le quartier du BA d’autrefois, celui des bars à tango et des scènes populaires… Mais il n’est libre qu’à partir du 27 et pour l’instant on reste dans notre appart tristoune de la calle Chile.

 

 

 

Je me suis aussi mise au rythme argentin : lever 10h, déjeuner vers 14h, dîner à partir de 22h et ensuite sortie jusqu’à 5h du mat, et on recommence ! Ici les gens adorent la musique, un soir c’est un ami d’un ami d’un ami qui chante à la guitare, hier ça a été salsa dans un bar envahi par les Cubains de la capitale. Et ce soir pendaison de crémaillère d’amis de Julia.

 

 

 

Je suis désolée je n’ai AUCUNE photo pour le moment mais dès que je peux je vous présente Julia et la capitale du tango.

 

 

 

 Lundi 1er aout

Aujourd'hui a ete mon 1er jour a la UCA. J'ai commece par un cours assez calme (on est une petite trentaine par classe et le niveau m'a semble abordable). En revanche cet apres midi quelle horreur! Le prof parlait SUPER vite et sans articuler, et comme c'etait un cours tres interactif ils parlaient tous entre eux, et moi j'etais la seule etrangere et je ne comprenais RIEN! Et puis je me suis affichee parce qu'a un moment le prof m'a pose une question (il ne savais pas encore que j'etais francaise) et je n'etais pas sure qu'il me parlait a moi, et comme je ne comprenais rien j'ai repondu "sí sí", mais j'ai bien vu que ce n'etait pas ca qu'il fallait repondre. Alors quand on s'est presente par la suite il m'a dit "ah tu es francaise! C'est pour ca que tu n'as rien compris a ce que j'ai dit tout a l'heure! Bla bla bla...(je n'ai pas compris la suite)"... Je suis sortie avec le moral dans les chaussettes, mais maintenant ca va mieux, meme si quand je passe un coup de fil en castelleno je ne comprends pas grand chose!

Hier dimanche Julia, Jeanne, deux copains argentins et moi avons ete en pick-up jusqu'a Tigre, une petite ville tres reposante, avec ses maisons a colombage, ses petites iles et ses canaux. On a fait le trajet toutes les trois dans la benne du pick-up, on etait gelees, et je me suis rechauffe en buvant mon premier mate!

Voila pour aujourd'hui, gros bisous a tous et a tres bientot...

Par maud - Publié dans : milonguita
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Lundi 25 juillet 2005 1 25 /07 /Juil /2005 00:00

Queridos amigos,

 

 

Ca y est! Je suis a Buenos Aires!

 

 

Ah tant de choses a raconter...

 

 

Je commence par le debut. Vendredi 22 juillet a 17h, je rends mon badge "musee Guimet" et file a Jussieu retrouver ma maman gentille qui est montee de Biarritz pour m'accompagner a l'aeroport. Et la c'est le stress parce que je n'ai toujours pas fait ma valise, et je decolle a 23h15! Panique totale... Je m'agite dans tous les sens, et 2h plus tard je suis fin prete, je sens bon le gel douche Tahiti et j'ai une valise de...32kg! Et vive la galere dans le RER (ca rime), et honte a tous ces hommes de ne pas proposer leur aide a une pauvre jeune fille qui se casse le dos a porter son dicco d'espagnol et autres bricoles indispensables a son voyage ( chaussures a talon, trousse de maquillage...). On arrive en fin al aeropuerto, on fait la queue pendant 1h, je commence a avoir les nerfs qui lachent, et la tout d’un coup la vie devient toute rose aux douces paroles du stew: “Mademoiselle, je vous ai mise en business”... Youhou! A moi caviar, champagne et fauteil trop comfortable! Je m’installe doucement dans mon siege de luxe, sirote un verre de chamgne… Puis c’est le decollage; au revoir Paris… y que vive la Argentina!

 

 

 

 

 

Bon je saute le voyage ( je ne vais pas vous raconter le gout du foie gras) et reprend a l’arrivee a BA samedi a 7h20. Une heure de queue, je recupere ma valise, je me fais dragouiller par le responsable de l’accueil taxi, et me voila partie pour San Telmo, le quartier du tango! Avenidad Chile, primer piso: j’arrive dans l’appart que partage Julia avec deux de ses amies, Jeanne et Rachmi. C’est un 4 pieces avec une petite cuisine, pas beucoup d’eau chaude et beaucoup de courants d’air: Et il fait froid et il pleut. Mais je suis toute excitee… je ne me couche pas (cf  conseils de Didier), et on va grignoter dans la rue… C’est genial! Et puis je tombe d’un coup dans les bras de Morphee…

 

 

 

 

 

Dimanche 24 juillet: j’emerge doucement vers 8h et sors de ma torpeur en degustant des media lunas (un peu comme des croissants) et des sacramentos (des pains au chocolat sans chocolat, plus petits et avec du sucre dessus… bon j’expique comme je peux!). Et puis je replonge dans mon lit. Quand je me rereveille, il est 16h et j’ai faim. Alors on va se faire un petit appero dans un café muy simpatico. C’est l’orgasme culinaire: du pain tout chaud et trop bon, de la charcuterie a tomber, et surtout un vin, mais un vin...Il coule dans ma gorge tout en douceur, il est parfume a souhait. On finit la bouteille.

 

 

 

 

 

Je suis un peu borracha et on decide d’aller au cine; pas trop de choix, on opte un peu beaucoup par depis pour le dernier Spilberg (je sais pas commemt ca s’ecrit et je m’en fiche parce que son film etait trop nul): La guerra de los mundos. Nul, nul, NUL! Ca me fait deprimer et je rentre me coucher car le lendemaim c’est ma semaine d’orientation qui commence! Et ca je ne vous la raconte pas tout de suite, j’en garde un peu pour plus tard…

 

 

 

 

 

Hasta luegos!

Par maud - Publié dans : milonguita
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